
Centre urbain depuis l'époque romaine, la ville s'est développée vers l'an 1000, lorsque l'abbaye de Saint-Grégoire a justement été fondée.
Au fil des siècles, les crues de la Conca ont contraint à plusieurs reprises les habitants à abandonner le village, mais au début du XXe siècle, Morciano a connu un repeuplement et une rénovation, tout en conservant intact le caractère ancien et agricole du village historique (chaussée en briques, constructions basses et terrasses donnant sur le fleuve).
La Piazza del Popolo est le centre de la ville ; elle abrite également l'hôtel de ville (avec sa tour de l'horloge et ses balcons à volutes), le Palazzo del Fascio (siège du parti au plus fort du régime) et une fontaine (datant de 1900 et représentant Mercure accompagné de quatre lions).
Depuis la place, en empruntant une petite rue pavée de briques polies, on arrive au vieux village et à la place Umberto I. On peut y visiter l'église Saint-Michel-Archange (dont l'intérieur comporte trois nefs reconstruites à la fin du XIXe siècle, après sa destruction par une crue de la Conca),
la chapelle de la Bienheureuse Vierge (datant du XIIe siècle, de plan octogonal) ; sur cette même place se trouve également une plaque commémorative rappelant le passage de Giuseppe Garibaldi en septembre 1859.
L'art moderne est également présent à Morciano : on trouve en effet une sculpture intitulée « Le Pomodoro (colpo d'ala) » sur la place Boccioni.
